Par Élise Bernard — 27 août 2026 — 8 min
La valeur verte désigne l’impact de la performance énergétique sur le prix. Les notaires et l’ADEME observent une décote des passoires et une prime aux logements sobres — mais l’ampleur varie selon marché, localisation et travaux réellement faits.
Ce que montre le terrain
- Les études notariales (base des ventes) montrent une corrélation entre classe DPE et prix au m², à caractéristiques proches.
- L’effet est plus marqué dans les marchés tendus où l’acquéreur arbitre entre prix d’achat et coût d’usage.
- La valeur verte ne se résume pas à l’étiquette : qualité de la rénovation, ventilation, factures et confort comptent.
Pourquoi l’étiquette influence le prix
- Coût d’usage : charges de chauffage et ECS anticipées.
- Réglementation locative : contraintes sur les classes les plus énergivores.
- Travaux à prévoir : isolation, menuiseries, ventilation, chauffage — budget et nuisance.
- Accès au crédit : certains financeurs regardent le DPE dans le risque et la valorisation.
Vendre ou acheter : repères
Côté vendeur
- Réaliser DPE et, si requis, audit énergétique avant mise sur le marché.
- Documenter les travaux (factures, RGE, photos, notices) — c’est la preuve de la performance, pas la promesse.
- Ne pas survaloriser : présenter l’étiquette et les recommandations sans extrapoler.
Côté acheteur
- Chiffrer le scénario travaux avec artisans RGE et aides vérifiées sur Service-Public.fr.
- Comparer des biens à étiquettes différentes en coût complet (achat + travaux + énergie).
- Vérifier la cohérence DPE / réalité (isolant, ventilation, chauffage).
Ne pas confondre
- Valeur verte ≠ note DPE seule. C’est DPE + qualité de mise en œuvre + entretien.
- Une rénovation partielle peut améliorer l’étiquette sans transformer le confort — lire le détail du rapport.
